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Interview de Michael Arias, réalisateur d'harmony


Michael Arias director of <harmony/> réalisateur project itoh

Michael Arias, vous avez beaucoup travaillé avec redjuice sur l'univers et les personnages du film. Comment se déroulaient vos échanges? Quel fut son degré d'implication dans la construction de l'univers du film ?


Nous avons travaillé de manière très rapprochée pour définir le chara-design de Tuan, le personnage principal. redjuice venait au studio, je dirai 4 à 5 fois par semaine pendant un mois, juste pour travailler sur Tuan – surtout pour définir le style de son costume. Parce que l’histoire se déroule dans le futur, et que la technologie tient une place importante dans l’œuvre originale, nous essayions d’imaginer, par exemple, des vêtements qui sortiraient d’une imprimante 3D tous les matins, et qui, le soir s’écouleraient avec l’eau de la douche pour être recyclés dans la tenue du lendemain.

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Introduction à Fusé : Memoirs of the hunter girl


Fuse - Memoirs of the hunter girl - devant le kaminarimonAu premier regard, vous pouvez apprécier Fusé : Memoirs of the Hunter Girl comme un récit réjouissant où une jeune fille pleine d’entrain descend au Tokyo de l’époque des samurais et se retrouve impliquée dans une aventure avec des loup-garous.

L’héroïne, une jeune chasseuse du nom d’Hamaji, est une adolescente qui a grandi dans les montagnes auprès de son grand-père, malheureusement récemment décédé. Elle a été éduquée dans le respect de la faune qu’elle chasse et tue pour se nourrir, ainsi qu’à honorer le lien qui les lie. Invitée par son frère à Edo (l’ancien nom de Tokyo), Hamaji constate que la ville est en proie à des « Fusé », une sorte d’hybrides homme-chiens qui se fondent dans la masse des habitants de la ville. (Le terme de « Fusé » combine les caractères japonais (kanji) d’homme et de chien.) Les créatures sont traquées une par une ; d’un total de 8 fusés, il n’en reste plus que 2. Suivant sa destinée, Hamaji rencontre assez rapidement un bel homme au teint pâle, que nous, spectateurs, savons être l’un des deux derniers fusés…

 

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Introduction à Gankutsuou : Le Comte de Monte-Cristo


Gankutsuou - Le comte de monte cristo - adaptation d'Alexandre DumasLe terme d’ « adaptation » est devenu récurrent ces dernières années, un concept cachant le manque d’imagination des studios qui nous vendent des histoires déjà connues. Néanmoins, parler d’ « adaptation» ou encore de « reboot », est tout aussi pertinent pour les transpositions de grands récits classiques dans un contexte de science-fiction. Citons comme cas d’école le film Planète Interdite (1956) qui s'est largement inspiré des thèmes d’une des dernières pièces de théâtre de l’illustre Shakespeare : La Tempête. Dans les années 1980, le dessin animé préféré de la jeunesse de l’époque, Ulysses 31, réinterprétait l'Odyssée en une aventure spatiale. En 2002, c’est avec le flop commercial du film Disney : La Planète au Trésor, un nouvel univers, une adaptation au budget colossal de L’île au Trésor, qui précipita le déclin de l’animation traditionnelle hollywoodienne.

Pourtant, deux ans après La Planète au Trésor, des animateurs japonais ont entrepris une réinterprétation d’un classique de la littérature avec Gankutsuou : Le Comte de Monte Cristo. Il s’agit là d’un remaniement d’un classique de la littérature française en une version Science-fiction. Par ailleurs, ce roman écrit par Alexandre Dumas, aussi célèbre que Les Trois Mousquetaires, faisait déjà l’objet de nombreux débats quant à l’attribution du mérite de la composition entre l’auteur et son proche collaborateur, moins connu, Auguste Maquet. La version animée a été conçue et réalisée par Mahiro Maeda, et produit par le Studio Gonzo, familier du genre rétro-SF. Après tout, le Studio Gonzo avait déjà produit l’année précédente l’animé Last Exile, tandis que Gankutsuou fut diffusé la même année que Samurai 7, une libre adaptation du film d’Akira Kurosawa : Les Sept Samouraïs mêlant samuraïs, cyborgs et vaisseaux spatiaux.

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Tag: littérature