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Interview de Michael Arias, réalisateur d'harmony


Michael Arias director of <harmony/> réalisateur project itoh

Michael Arias, vous avez beaucoup travaillé avec redjuice sur l'univers et les personnages du film. Comment se déroulaient vos échanges? Quel fut son degré d'implication dans la construction de l'univers du film ?


Nous avons travaillé de manière très rapprochée pour définir le chara-design de Tuan, le personnage principal. redjuice venait au studio, je dirai 4 à 5 fois par semaine pendant un mois, juste pour travailler sur Tuan – surtout pour définir le style de son costume. Parce que l’histoire se déroule dans le futur, et que la technologie tient une place importante dans l’œuvre originale, nous essayions d’imaginer, par exemple, des vêtements qui sortiraient d’une imprimante 3D tous les matins, et qui, le soir s’écouleraient avec l’eau de la douche pour être recyclés dans la tenue du lendemain.

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Introduction à Fusé : Memoirs of the hunter girl


Fuse - Memoirs of the hunter girl - devant le kaminarimonAu premier regard, vous pouvez apprécier Fusé : Memoirs of the Hunter Girl comme un récit réjouissant où une jeune fille pleine d’entrain descend au Tokyo de l’époque des samurais et se retrouve impliquée dans une aventure avec des loup-garous.

L’héroïne, une jeune chasseuse du nom d’Hamaji, est une adolescente qui a grandi dans les montagnes auprès de son grand-père, malheureusement récemment décédé. Elle a été éduquée dans le respect de la faune qu’elle chasse et tue pour se nourrir, ainsi qu’à honorer le lien qui les lie. Invitée par son frère à Edo (l’ancien nom de Tokyo), Hamaji constate que la ville est en proie à des « Fusé », une sorte d’hybrides homme-chiens qui se fondent dans la masse des habitants de la ville. (Le terme de « Fusé » combine les caractères japonais (kanji) d’homme et de chien.) Les créatures sont traquées une par une ; d’un total de 8 fusés, il n’en reste plus que 2. Suivant sa destinée, Hamaji rencontre assez rapidement un bel homme au teint pâle, que nous, spectateurs, savons être l’un des deux derniers fusés…

 

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Shigeru Mizuki 1922-2015


Hommage à Shigeru Mizuki

Shigeru Mizuki, décédé le 30 novembre dernier, était l’un des créateurs les plus influents et les plus acharnés du monde du manga. On peut dire que sa carrière a même précédé l’arrivée de ce médium, alors que dans le chaos de l’après-guerre, le jeune Mizuki revenait au Japon avec le CV le plus banal au monde. Devenu manchot suite à une attaque menée par les Américains sur un hôpital de la mer du Sud, affublé d’un frère aîné jugé pour crimes de guerre, Mizuki peina d’abord à trouver du travail avant d’œuvrer comme projectionniste. Malgré son handicap, il finit par décrocher des petits boulots comme dessinateur de kamishibai – cette forme de théâtre ambulant servant d’illustration aux conteurs, qui connaissait un franc succès à Tokyo avant l’avènement de la télévision.

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Tag: histoire